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La crise de la “trente septaine”

C’est qu’il commençait à y avoir une épaisse couche de poussière sur la page d’accueil du blog ces temps-ci. Et puis une amie m’a demandé conseil pour la construction de son site dernièrement, j’ai recommencé à lire quelques articles blog et le pianotement frénétique de mes doigts sur le clavier commençait à sacrément me démanger.

Il y en a des choses à dire depuis tout ce temps… Enfin il y a surtout une chose à dire. Une chose d’ importance capitale: dans un peu plus d’un mois c’est mon anniversaire. J’aurai 37 ans. J’arrive à ce stade de ma vie ou je suis plus proche de la quarantaine que de la trentaine et cette perspective me fait osciller entre une profonde névrose sur la future déchéance irréversible de ma condition physique (les rides c’est bien, mais cinq minutes) et le discours hyper positif avec lequel je m’auto-flagelle intérieurement pour vivre l’approche de ce changement de cap plus sereinement.

Alors tout en appliquant soigneusement une couche épaisse d’acide hyaluronique sur mon visage, je me martèle la tête avec cette petite phrase, je la laisse s’insinuer et prendre sa place. Tous les jours je me répète que je suis dans la meilleure période de ma vie, que je suis une femme assumée et épanouie. Que la quarantaine sera une libération.

crise de la quarantaine

D’ici 3 ans les enfants auront quitté la toute petite enfance, une nouvelle étape commencera, elle se dessine petit à petit. Je retrouve un semblant de temps pour moi, les nuits ne sont plus hachées, j’ai renoué avec une vie sociale, je sors, je ris. Bien sur que pour l’instant c’est encore difficile. Les crises du terrible two au terrible four sont toujours là. Je m’époumone, je câline, je console, j’essaie de garder mon calme. Et surtout je les aime.

Je sais que cette fucking tétine est verte au lieu d’être rose. Je comprends que dans son petit monde une simple couleur c’est un drame international, l’éventuelle fin du monde et un tsunami d’émotions incontrôlables. Alors je me raccroche aux douces paroles de mon mari, qui me répète inlassablement que notre ainé était pareil à son âge mais que quand les choses passent on les oublie.

Trente – sept ans, et je me sens encore adolescente. Je doute à la moindre décision, j’ai des accès de folie, des humeurs clairement conditionnées par mon cycle, ce p****n de cycle. Mon cœur bat la chamade quand je suis déstabilisée, mes yeux s’humidifient à la moindre contrariété, heureusement l’acné est parti.

Quand j’ai eu trente ans j’ai écouté religieusement les gens me dire que la trentaine c’était le cœur du poulet. Le temps de l’indépendance financière et de la liberté, la période de sa vie où on se trouve enfin. Je les écoutais en pensant avec nostalgie à ma vingtaine, quand tout était fou, quand seul l’instant présent comptait.

Qu’en sera – t – il pour la quarantaine ? Vais -je retrouver cette vingtaine disparue ?


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la crise de la quarantaine en avance


6 commentaires

  • DUPONT

    Je crois que ça dépend avant tout des opportunités de nos vies, et de ce qu’on en fait…
    A trente-huit ans, après avoir vécu cette fameuse période où l’on se trouve enfin, je me relance dans toute cette aventure! J’en reprends pour au moins 2 ans de “non-moi”, avec un 3ème bébé, et je vais devoir remettre en cause toute ma vie professionnelle… Je ne m’attends pas à ce que tout ça soit réglé en 2 ans, autant dire que la quarantaine ne sera pas forcément si pépère que je ne l’imaginais ;o)
    A toi de savoir vers où tu veux t’emmener, et de tout faire pour y arriver. Je te souhaite que ce soit de façon apaisée!

    • Lauriane

      Je l’espère aussi 😊 et je suis certaine que cette nouvelle aventure sera merveilleuse pour toi. Certes tu signes pour encore quelques années de “non toi” mais le jeu en vaut la chandelle ! 😘

  • petitsruisseauxgrandesrivieres

    J’ai eu un bébé pour mes 39 ans. Cela m’a épargné le choc des 40 ans, j’étais encore une jeune maman. Par contre, à 41 … la crise de la quarantaine n’est pas une vue de l’esprit, elle existe vraiment. mais après, il y a aussi les enfants qui grandissent, les conversations qui deviennent intéressantes avec eux, les sorties en amoureux qui recommencent, la maturité et l’assurance qui viennent, et ça, c’est vraiment précieux ! Et dans ma tête, j’ai 25 ans (mais en mieux)

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