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Un brin de sérénité

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Ça m’a pris du temps mais j’ai réussi, J’ai enfin trouvé un équilibre. Mon équilibre.

Il faut dire que j’étais arrivée au point de rupture, celui où tu ne supportes plus rien, ni ton job, ni ton corps, ni tes enfants ni ton mari. Je ne sais pas comment on appelle ça. Certains diront Burn Out mais moi je ne l’ai pas ressenti comme tel. Il n’y a pas eu d’explosion, rien n’a volé en éclat, juste une immense lassitude, une envie de silence, de quiétude, et un peu de colère aussi. C’est arrivé tout doucement, d’abord cette sensation d’oppression par le poids de la routine et du quotidien. Les même jours et les mêmes tâches qui se répètent inlassablement, les rhumes qui durent trois mois, la fatigue. Je ne supportais plus les cris, qu’ils soient de colère ou de joie. Et je ressentais ce besoin d’être seule pour me retrouver. J’avais juste envie d’une pause, mais d’une pause qui dure.

Pourtant il n’y a personne que j’aime plus que mon mari et mes enfants, pourtant je n’ai pas à me plaindre de mon job et pourtant mon corps est je pense tout ce qu’il y a de plus commun pour une trentenaire multipare.

Il n’y a pas eu de cheminement. Je n’ai pas fait de listes ou lu de bouquins sur la slow life. Je ne me suis pas particulièrement questionnée sur la nécessité de me sentir mieux ou de trouver une solution rapidement à mon mal-être.

Le déclic

J’ai ressenti petit à petit un fort besoin de changer d’hygiène de vie. Et ce changement ci m’a permis de balayer toute cette lassitude, ces ondes négatives accumulées au fil des jours.

J’ai commencé par le zéro dechet, j’en parlais précédemment ici. Faire table rase de ses vieilles habitudes et s’informer sur les possibilités de réduire son empreinte carbone et ses déchets est un objectif que je me suis fixé et auquel je crois profondément. Bizarrement même si nous y investissons beaucoup de temps, cela m’a permis d’appréhender les tâches quotidiennes plus sereinement et également de modifier mes habitudes alimentaires.

Il y a un an et demi je suis devenue végétarienne, ce choix que j’ai fait est certainement la meilleure décision que j’ai pu prendre depuis des années. Je ne la regrette en rien. Je n’éprouve pas de manque à consommer de la viande ou du poisson, et depuis, je me sens d’avantage en harmonie avec mes convictions. Si vous en avez envie je vous en parlerai certainement plus en détail dans un prochain article.

Mais le déclic, ce qui m’a réellement permis de retrouver une certaine forme d’apaisement, c’est la reprise du sport. Et ma foi, ce fut assez radical. Je suis passée de la mère constamment au bord de la crise de nerf, à une maman certes dépassée par le cours de la vie mais plutôt sereine. J’ai trouvé un exutoire, quatre fois par semaine j’évacue tout le stress accumulé. J’y vais pendant mes pauses déjeuner en semaine et le dimanche. Ces petites coupures sont une bouffée d’oxygène, elles me permettent de me dépasser, de rêver, de penser à tout autre chose et de me sociabiliser.

Désormais je cours et je prends soin de mon corps. J’essaie de lui procurer tout ce dont il a besoin pour me sentir bien physiquement et moralement. J’accompagne mes séances de sport à des cures pour booster mes défenses. Je consomme de la spiruline pour un apport en protéines et en fer optimal, du curcuma et du gingembre. Tout ça parait très anodin, mais j’en entrevoie les bienfais au quotidien.

Et depuis tout ça, la lassitude a quitté le navire, la colère s’est amoindrie, la patience refait surface petit à petit. C’est peut être aussi dû à l’arrivée du printemps, ou aux jours qui se rallongent, à la chaleur salvatrice des rayons du soleil. En tout cas ça fait un bien fou !  

Affaire à suivre…

Zero 7 – Somersault

Un brin de sérnité

8 commentaires

      • Sarah

        Quel plaisir de lire tant d’apaisement ! Je suis aussi dans cette phase, plus de sport, plus de minimalisme (la tournure est etrange haha), plus de repos, plus de calme, plus de bonheurs, plus Et moins de tout à la fois ! 😉

  • petitsruisseauxgrandesrivieres

    Super ton billet, on sent le chemin progressif, la révélation, et le changement auquel nous aspirons toutes 🙂
    je ne suis pas végétarienne et ne pense pas le devenir, mais je consomme nettement moins de viande qu’avant et je mange moins aussi, d’ailleurs. Cela dit je suis partante pour des recettes sympas sans viande ! j’ai du mal à en trouver 🙂

    • Lauriane

      Alors l’été mon cher mari (c’est lui qui cuisine) fait d’excellentes lasagnes végétariennes aux courgettes et a la menthe. Je peux éventuellement lui demander de partager sa recette secrète 😊

  • la parenthèse psy

    C’est drôle, j’aurai pu écrire cet article il y a un an. La sensation que tu décris, je crois avoir ressenti la même. J’étais étouffée, oppressée, manquais d’air, enfermée dans une boucle sans fin… J’étais constamment irritée, sur les nerfs, prête à mordre ou griffer, selon l’humeur du moment. J’avais besoin d’être seule, de me couper de tout et de me ressourcer. Mon corps montrait des signes de fatigues et d’angoisse. Pour la première fois de ma vie, j’ai demandé un arrêt maladie. J’étais tellement envahie par mes angoisses que je ne pouvais pas faire mon travail de psy correctement. Cet arrêt m’a permis de prendre du recul et de faire les bons choix. Plutôt que de tout envoyer valdinguer comme j’en avais envie, j’ai fait le choix de me mettre à mi temps. Pendant un an, j’ai pris soin de moi, j’ai fait du sport comme toi, je me suis mise à la couture. Bref, j’ai pris LE TEMPS. J’ai arrêté de courir partout, d’être dans l’urgence, de faire 43h/semaine, j’ai pris du recul. Qu’est ce qui est important dans ma vie ? Avec ce mi temps, je me suis écoutée, j’étais plus disponible pour ma homme ou mes patients. J’étais dans le présent au lieu d’être tournée vers le futur. Depuis quelques moi, je fais un jour de libéral en plus de mon mi temps. Je crois que j’ai trouvé mon équilibre… enfin 🙂

    • Lauriane

      Effectivement, nous suivons un peu le même schéma, je pense qu’il est important de voir les signes que nous envoie notre corps et notre tête, on doit se faire confiance y compris quand il s’agit d’admettre qu’on doit ralentir le rythme pour mieux se retrouver. En tout cas je suis contente que toi aussi tu aies trouvé ton équilibre. Bises

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