Si c’était à refaire

Si c'était à refaire, quelle maman serais-je

Parfois quand je repense à mes grossesses et mes premiers pas dans la maternité, je m’amuse à refaire l’histoire. Et si je pouvais revivre tout ça mais avec ce que j’ai appris au cours de ces quatre années de vie de maman, quelle mère serais-je ?
Et plus j’y pense, plus je me dis que je serais très différente de la maman des débuts.

Si c'était à refaire, quelle maman serais-je

Si c’était à refaire je serais égoïste

Oui je serai égoïste. Égoïstement je ferais du cododo, je porterais mon bébé en écharpe tout contre moi et je l’allaiterais jusqu’à ce qu’il me fasse comprendre qu’il en a marre. Pas parce que cela fait du bien ou pas à mon bébé, je ne vais pas rentrer dans des débats stériles, chacun fait selon ses convictions et c’est le principe de la liberté, mais simplement parce que MOI j’aime ça. Besoin totalement égoïste et incontrôlable de sniffer du nourrisson toute la journée, de me sentir en fusion avec lui et de faire perdurer ce lien physique entre nous. Je le ferais ainsi car pour mes deux grossesses j’ai eu cette frustration de ne pas avoir assez profité, de m’être détachée d’eux trop rapidement, et cette vague impression que la première année est passée bien trop vite.

C’est en voyant mes grossesses se terminer et mes enfants grandir, que je me suis rendue compte de la rareté de ces moments dans la vie d’une femme. Et comme je ne veux/peux pas faire 12 enfants, si c’était à refaire j’aurais profité de chaque minute, chaque seconde en étant attentive à mes envies.

Si c’était à refaire je prendrais du temps

Du temps pour mes enfants, mais aussi du temps pour moi. Je ne culpabiliserais pas de les faire garder quand j’en ai besoin. Car j’ai appris qu’une maman reposée est une maman plus disponible, plus ouverte et plus patiente. Non mes enfants ne m’en voudront pas, oui ils me manqueront, mais quelques fois se ressourcer est un besoin vital pour revenir au meilleur de soi.

Si c’était à refaire je n’écouterais que moi

Pas la famille, pas les amis, pas les collègues qui ont un avis sur tout. Juste moi et ce que me souffle ma petite voix intérieure. Je prendrais les conseils en tout genre qu’on a bien voulu me donner en souriant et en disant merci. La plupart du temps ils sont de bonne intention, mais je me ferais confiance et j’arrêterais de douter du bien fondé de mes actions. Car l’expérience m’a prouvé à maintes reprises que si j’avais écouté cette petite voix et pas celle des autres mes bébés et moi aurions été bien plus sereins.

Si c’était à refaire le suivi de ma grossesse serait très différent

Dans un premier temps, je me ferais suivre par une Doula. Et si ma grossesse se déroule sans accrocs, je privilégierais l’humain au médical. J’ai été si déçue par certaines réactions du corps médical, par la froideur des contacts, par la rapidité des rendez-vous, par le manque d’explication lors des consultations que si c’était à refaire, en complément de mon suivi gynécologique je me rapprocherais d‘une personne de confiance avec qui je pourrais préparer mon accouchement comme je le souhaite et qui m’aiderait dans cette démarche.

Et d’ailleurs l’accouchement ? Dans le meilleur des cas si ma condition me le permettais et s’il n’y avait pas de complications avérées, j’accoucherais en maison de naissance, sans péridurale, et je rentrerais tranquillement à la maison le lendemain. C’est pour moi l’accouchement idéal, selon mes expériences passées et c’est encore une fois un choix très personnel et intime. Je comprends qu’on ne le comprenne pas et je l’accepte. Je ne remets en aucun cas en cause le choix de la péridurale et l’accouchement en maternité ou hôpital, il s’agit juste de mon ressenti en fonction de mon vécu.

Si c’était à refaire je me mettrais moins de pression concernant l’éducation

Parce qu’on veut tout faire parfaitement, parce que quand je suis devenue maman j’avais l’impression que pour bien faire j’avais besoin de clés et de supports, je me suis entourée de lectures sur l’éducation bienveillante qui finalement ne m’ont procuré qu’un sentiment d’échec lorsque la mise en application ne marchait pas. Peut-être que je m’y prenais mal, j’ai essayé et j’essaie toujours de faire au mieux, mais si c’était à refaire certes je m’informerais mais j’arrêterais de culpabiliser. Car oui, cela m’arrive de crier, de perdre patience mais je ne suis pas parfaite et je me dois d’être clémente envers moi-même car je ne peux pas tout contrôler.

Et vous si c’était à refaire que changeriez vous ?


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Si c'était à refaire, ce que je changerais dans ma vie de maman

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9 Commentaires

  1. Reply
    Picou
    juin 21, 2018 at 8:57

    La réflexion est très intéressante… a vrai dire ça va paraître bête mais je ne vois rien que je voudrais changer… Ça ne veut pas dire que je n’ai pas fait d’erreurs mais elles m’ont appris er n’avaient rien d’insurmontable. Elles font partie de mon parcours de maman…!

    1. Reply
      Lauriane
      juin 21, 2018 at 9:07

      Ca n’est pas bête du tout et c’est comme ça qu’on apprend ! 😁 si je devais être mère à nouveau mon cheminement serait cependant très différent de ma première grossesse, l’experience aidant !

  2. Reply
    Bébé est Arrivé !
    juin 21, 2018 at 8:59

    En ce qui me concerne, je ne changerais pas grand chose à ce que j’ai fait pour et avec ma Louloutte. Non pas parce que je pense que c’était parfait, non parce qu’autrement n’était pas possible et puis, je suis assez rationnelle et pragmatique pour ne pas nourrir de regrets.

    Bonne soirée à toi
    Cécilia

    1. Reply
      Lauriane
      juin 21, 2018 at 9:13

      Je ne nourris pas particulièrement de regrets mais il est vrai qu’avec l’expérience de mes deux grossesses je sais maintenant exactement ce que je souhaite et comment vivre ma maternité. Peut être pour un petit troisième un jour qui sait ! 😁
      Bises

  3. Reply
    Man0umi
    juin 22, 2018 at 10:16

    Je vote pour la doula et les maisons de naissance ! Nous sommes tellement prises en étau par les normes médicales en France, que cela nous déconnecte de l’idée que nous devrions avoir le choix 🙂

  4. Reply
    Madame Bobette
    juin 22, 2018 at 11:38

    Si c’était à refaire, je ne sais pas si je changerai grand chose à part avoir plus de confiance en moi. M’autoriser à faire mes propres choix parce que je pense que c’est ce qu’il y a de mieux sans me poser 10000 questions. Je crois que ça changerait ma vie de jeune maman 😉

  5. Reply
    sonia
    juin 22, 2018 at 3:37

    Si c’était à refaire… Je pense que pour ma deuxième grossesse je me suis pas mal posée la question de comment, après l’expérience de la première, je peux “améliorer” l’expérience. Surtout pour l’accouchement. Là je me suis préparée avec une doula et qu’est ce que j’ai bien fait! Je ne regrette absolument pas ce choix (Sur le blog j’expliquais pourquoi se (re)préparer et comment j’avais choisi de le faire avec une doula, j’ai prévu de parler de la prépa en elle même bientot, à la rentrée surement…). Je me fais aussi un peu plus confiance face à certains professionnels. Ce que j’aimerai garder pour ce début de congé post natal et que je referais pour Martin c’est me dire et me répéter “t’inquiète et improvise, ça va l’faire!”

  6. Reply
    WorkingMutti
    juin 22, 2018 at 5:51

    Si c’était à refaire je prendrais plus le temps de devenir maman après la naissance de mes premiers enfants. D’être plus dans l’instance avec eux. De moins me prendre la tête sur le fait de le caler sur un rythme précis. Et je demanderais au papa d’être présent un peu plus longtemps avec nous.

    Je me serai moins laissée portée par le corps médical et j’aurai été actrice de mon premier accouchement. Je n’aurais pas accepté sans broncher de subir une césarienne programmée non justifiée.

  7. Reply
    Papa Ratatam
    juin 28, 2018 at 7:06

    merci pour ton article. la période bébé passe tellement vite qu’on aimerait qu’elle dure beaucoup plus longtemps à posteriori. Pas facile aussi parfois de profiter pleinement de l’instant présent. J’ai l’impression de profiter plus ou différemment pour le 2eme car on a plus d’expérience du temps qui s’écoule.

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